plan de cette partie du site - -

Registre des Citoyens du Monde - Assemblée - Délégués élus

Esperanto

Français

English

Les titres - Au jour le jour - Libres propos - Autres publications

comptes-rendus et messages
... - 2018 - 2019 - 2020 - 2021 - 2022 - 2023 - 2024

Des points à travailler

Voici quelques points qui doivent être travaillés, débattus, communiqués au sein du Registre des Citoyens du Monde

1. la formation théorique :

Un très grand nombre de personnes se ressentent citoyens du monde. C'est un sentiment naturel d'appartenance à la communauté humaine. Une minorité d'entre elles font le geste symbolique de s'enregistrer comme Citoyens du Monde, avec ou sans demande de carte. Par ce geste, ces personnes commettent un acte politique : la citoyenneté mondiale n'est pas seulement un sentiment, une identité intime, mais une volonté politique de progresser vers un monde pacifique et civilisé. La question est " comment y parvenir ?". Les réponses sont multiples, certaines fondées sur l'histoire, sur l'expérience, sur l'actualité, d'autres se plaçant dans une perspective utopique. Tout cela nécessite d'être développé dans un dialogue fraternel entre nous et entre organisations convergentes.

Il peut en résulter :

  • l'édition de nouveaux ouvrages
  • des conférences et interventions diverses
  • l'enrichissement de notre fonds documentaire,
  • la modification de l'annexe 9 du Règlement fédéral
  • l'ouverture de cours et de programmes d'enseignement
  • la création d'une attestation d'études mondialistes
  • la création d'un répertoire des lauréats et enseignants habilités

2. la formation stratégique :

Les membres de ce forum sont tous des personnes qui se sont engagées à la diffusion de la citoyenneté mondiale. Quels en sont les moyens, les opportunités ? Comment être visibles ? Quelles sont les structures extérieures capables d'accueillir et d'accompagner les initiatives ? Comment les interpeller ? comment établir une collaboration durable et fidèle aux intentions ? Comment communiquer sur les attentes et les résultats ?

3. le recensement de l'existant :

Les 75 ans d'existence de la citoyenneté mondiale ont laissé des traces visibles : mondialisation des territoires, monuments, plaques, bornes, arbres, livres et archives, influence sur certaines lois, sur certains programmes ou institutions internationales, bref, tout un patrimoine qu'il nous faut connaître, réactualiser, valoriser.

4. Territoires citoyens du monde

1018 communautés territoriales se sont chacune reconnues "territoire mondial lié à la communauté mondiale". En 1980, il avait été créé à Hiroshima un "Conseil des territoires mondialisés". Ce Conseil n'existe plus depuis 2005. En 2009, c'est le Registre des Citoyens du Monde qui a repris le flambeau, en créant le Conseil des Territoires citoyens du monde, qui est une structure souple s'appuyant sur le Conseil Fédéral du Registre. Les participants à ce Conseil sont les représentants des territoires CDM. Joël Labbé, ancien maire de Saint-Nolff et ancien sénateur, se dit prêt à oeuvrer pour dynamiser cette activité.

5. Révision des conventions

Les conventions de création de Centres d'Enregistrement, et d'agrément de nouveaux "Correspondants du Registre" ont besoin d'être revisitées pour les mettre à jour en fonction de l'évolution technologique utilisée pour l'enregistrement des nouveaux Citoyens du Monde. Les derniers correspondants qui se sont engagés au Registre ont signé leur convention sous réserve de modifications attendues sur le plan pratique. Cette révision devient urgente, car ces textes obsolètes ne peuvent que freiner l'énergie des nouveaux.

... ces cinq points ne sont pas exhaustifs.


PALESTINE : un but et des moyens

Après l'échange en visioconférence de jeudi dernier qui a réuni une quinzaine de personnes sur la situation en Palestine et Israël, voici quelques idées ou points de vue personnels que je souhaite partager avec vous.

Je retiens tout particulièrement trois interventions : celles de Mohammad, de Georges et de Roger ; je fais référence également aux écrits faits en marge, dans le "chat".

Le premier point est que nous nous sommes abstenus de qualifier les faits. Que ce soit des actes de terrorisme ou des crimes de guerre, d'un côté comme de l'autre, - laissons cela aux juristes - la souffrance des hommes, des femmes et des enfants est immense. Georges nous a fait part de son pessimisme pour l'avenir. La paix devient plus improbable qu'auparavant. Israël risque de s'enfoncer dans la guerre civile.

Mohammad a insisté pour dénoncer le système de colonisation initié il y a une centaine d'années par les sionistes. La révolte des Palestiniens est évidente, légitime. La situation conflictuelle ne trouvera d'issue qu'en se fondant sur la justice.

Je me risque ici à un peu de sémantique et d'histoire concernant l'antisémitisme.

La brochure n° 15 de la Somme Mondialiste "Lexique mondialiste" commence par ces termes :
Toute discussion sur les idées est en réalité une discussion sur les termes et réciproquement.

Il me semble important de bien nommer les choses et les concepts. L'antisémitisme - n'en déplaise aux manipulateurs qui nous gouvernent - est un concept européen qui n'a pas sa place au Moyen-Orient. En effet, les peuples issus de la dynastie SEM comprennent, par Abraham, Ismaël, Isaac et Jacob, les 12 tribus d'Israël et tous les peuples arabes. Ils sont tous des "sémites", soit en descendance directe, soit par des mariages mixtes. L'agression commise par le Hamas, le 7 octobre, ne procède pas de l'antisémitisme, mais de l'antisionisme, donc de l'anticolonialisme.

Si on interroge un moteur de recherche, on trouve immédiatement ceci : "Le mot "Antisemitismus" traduit ici par "antisémitisme" est construit de façon absurde en 1879 par le journaliste politicien ..."

A noter aussi cette petite phrase de Ben Gourion rapportée par Nahum Goldmann : «Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays."

Quelles que soient les analyses que l'on peut faire, quelle que soient l'histoire et les nostalgies, les faits sont là : il y a en terre de l'antique Palestine deux populations : les Israéliens et les Palestiniens. Et la question est : est-il possible de vivre ensemble ?

Un État ? Deux États ? Un but et des moyens

Les Palestiniens ont besoin d'une reconnaissance internationale clairement établie. Oui, mais ...

L'idéal de deux États, comme l'avait suggéré l'ONU et comme convenu à Oslo, a fait long feu, principalement en raison du morcellement territorial (Gaza, Cisjordanie, Jéricho, Jérusalem-Est), des colonies israéliennes, mais aussi du morcellement de l'autorité palestinienne, et des luttes intestines qui ne cessent pas. A cela s'ajoute le principe que la juxtaposition de deux États sur un même territoire allait nécessairement engendrer des conflits entre les deux "nations" dont les intérêts économiques peuvent s'opposer qu'il s'agisse de construction de routes, de l'usage de l'eau, de l'approvisionnement électrique, du commerce, de l'accès aux ports maritimes et aux aéroports, etc.. On peut toutefois considérer ce projet de deux États comme le préalable de la reconnaissance palestinienne et un moyen de parvenir à un ensemble mieux construit.

Autre solution : un État "binational", qui comprendrait les Israéliens et les Palestiniens. Certains font ici référence aux problèmes qu'ont connu les Belges, mais surtout les Suisses avant 1848 et qui ont été résolus dans un cadre fédéral.

La paix ne peut pas exister "entre", elle ne peut se développer qu'à l'intérieur d'un espace commun où tout le monde apprend à vivre ensemble selon des règles acceptables. Dans son intervention, Mohammad a insisté sur la nécessité de la justice comme fondement de la paix. C'est là le rôle d'une constitution capable de définir les droits et obligations, capable de protéger les identités dans un esprit de fraternité. Le défi improbable pour Israël sera d'adopter une constitution laïque.

Cependant, nous, simples Citoyens du Monde, même si nous pouvons entrer en dialogue, proposer quelques pistes et poser quelques jalons, nous ne sommes pas aux commandes d'un monde gouverné par les intérêts financiers. Alors l'intervention de Roger est excellente. Nous pouvons soutenir les initiatives qui vont dans le sens de la fraternité, de la justice et de la paix. Nous pouvons nous intéresser à l'expérience du village NEVE-SHALOM où plus de 80 familles israéliennes et palestiniennes ont appris à vivre ensemble. Il y a d'autres initiatives de ce genre à travers ce pays et à travers d'autres pays : écoles, universités, orchestres et autres associations. A nous de nous y intéresser et de les soutenir.

Daniel, le 14 février 2024


haut de page