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Registre des Citoyens du Monde - Assemblée - Délégués élus

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Une première approche

Bernard D.

Nous voilà bien confrontés à nos propres limites .. Le registre, organisation tehnique des personnes souhaintant se reconnaître citoyens du monde est tout à fait louable !! Même si elle est utile et opportune, la citoyenneté du monde ne peut se suffire de cettte première approche Enfermé dans nos petites convisctions, ...

Daniel

On est bien d'accord : ma réponse à Pierre Delmotte constitue une "première approche" dont nul ne peut se satisfaire. Il faut mettre le doigt sur ce qui ne va pas dans le mode actuel de gouvernance du monde. C'est, en partie, le rôle du Registre des Citoyens du Monde. Mais en même temps, on ne peut pas rester en retrait alors que des gens souffrent. Et là, c'est le rôle de l'Assemblée des Citoyens du Monde (ASCOP) constituée de plus de 160 organisations, dont le plus grand nombre sont des organisations de terrain, au contact des gens, les militants et les publics-cibles. Portées par des idéaux de fraternité, ces organisations mais aussi des personnes isolées s'engagent dans de multiples domaines : l'éducation, la promotion féminine, l'accompagnement des handicapés, le développement économique, la préservation de la planète, la santé, la lutte contre la guerre, contre la torture, la peine de mort et l'emprisonnement arbitraire, contre la faim, contre l'exclusion, contre la misère. Tout ce travail, toutes ces luttes donnent du corps, de l'expérience, des références à la démocratie mondiale, cette "première approche" vers laquelle l'ensemble est orienté. Pour que cette "deuxième approche", plus concrète, ait du sens, il faut que la "première approche" soit bien visible, l'une justifiant et valorisant l'autre au bénéfice de ceux qui ont le plus besoin d'espoir, de reconnaissance, de dignité et d'encouragement.

L'ASCOP, qui n'existerait pas sans l'existence préalable du Registre, participe aux actions pour l'environnement (Alternatiba entre autres), contre le nucléaire (le forum social de 2017), contre les méfaits des sociétés transnationales telles que Monsanto (2016). Il y a actuellement en projet une déclaration sur la condition humaine dans certains pays (la réflexion part du cas de l'Arabie Saoudite), le soutien et la participation à la marche mondiale de la paix et de la justice "Jai Jagat" http://www.recim.org/ascop/pr43-fr.htm, etc. Tant que le Registre et toute l'analyse et la philosophie qui sous-tendent son travail resteront visibles et capables d'éveiller les consciences, l'ASCOP et les actions de terrain pourront progresser.

Il peut être utile de relire le compte-rendu de la réunion du 26 janvier 2013 : http://www.recim.org/ascop/pr25-fr.htm

12/02/2019


Venezuela : Qui reconnaît qui ?

Les Citoyens du Monde, et de manière plus spécifique, les responsables de l'enregistrement des Citoyens du Monde, sont souvent interpellés par rapport aux crises et aux situations inhumaines qui forment le sort commun et désespérant d'une grande partie de l'humanité. Je viens d'être interpellé concernant la situation au Venezuela. J'ai répondu. Il me semble que cette réponse, un peu formatée il est vrai, est valable aussi pour les situations en Birmanie, en Chine, en Amazonie, en République Démocratique du Congo, en Arabie Saoudite, en France, en Italie, en Palestine, au Mexique et ailleurs : nous sommes citoyens d'un monde qui reste à construire.

Pierre D.

"Même avec l'onction de l'impérialisme et du sous-impérialisme, une tentative de coup d'Etat est une tentative de coup d'Etat. Aux pages les plus honteuses de l'Histoire de France - la reconnaissance du régime franquiste en 1939 ou le maintien des relations diplomatiques avec le Chili, après le coup d'Etat du général Aug. Pinochet (1973) - il conviendra désormais de rajouter un chapitre = Emmanuel Macron & le Venezuela.

"Qui reconnaît qui ?", (...) C'est-à-dire la véritable "Communauté internationale".

Il serait intéressant pour nous de connaître la position d'Amnesty International, d'Ecolo, des Citoyens du Monde,...

Daniel :

Pour satisfaire à cette question, je vais faire une réponse tout à fait semblable à celles que j'ai déjà faites sur d'autres sujets :

La citoyenneté mondiale n'est pas un mouvement où les citoyens se verraient dicter la position qu'ils doivent avoir. La citoyenneté mondiale est une citoyenneté, c'est-à-dire la reconnaissance de son appartenance à une communauté, et l'engagement de participer au devenir de cette communauté "mondiale" dans le respect et l'environnement de toutes les diversités.

Depuis plusieurs décennies, les Citoyens du Monde montrent l'endroit où il y a un vide juridique et constitutionnel au niveau mondial : "en l'absence d'une loi supranationale (...) en l'absence d'institutions mondiales capables de ..." http://www.recim.org/cdm/cit13fr.htm

"(...) Nous demeurerons vigilants et actifs jusqu'à ce que le Peuple Mondial rassemblé ait donné une constitution au Monde". http://www.recim.org/cdm/pact-fr.htm

Il faut donc comprendre que par rapport à la crise vénézuélienne, les Citoyens du Monde ne vont pas dire qui de Maduro ou de Gaido a raison, mais ils font remarquer qu'il manque à l'ONU le pouvoir et la légitimité d'ingérence dans les affaires d'un pays lorsque les droits humains sont bafoués. Il manque une constitution mondiale, il manque des élections à un parlement mondial, il manque un tribunal, sous contrôle de la démocratie mondiale, capable d'annuler une élection nationale, ou d'exiger l'application de la constitution du pays, ou encore de révoquer tout ou partie d'une constitution nationale ou d'une loi nationale lorsque celle-ci est contraire aux principes humanistes de l'ONU. Il manque à l'humanité la capacité d'imposer la loi du peuple du monde au détriment de ceux qui, aujourd'hui, se comportent en criminels. Il manque à l'ONU la légitimité qu'elle a elle-même décrite aux articles 28 et 21-3 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Voilà notre combat !

Daniel Durand
12/02/2019


  De la visibilité des Citoyens du Monde

François LJ : Les citoyens du monde ont effectivement une belle histoire, c’était un mouvement ambitieux, mais il est devenu invisible, sans ressources humaines. (...) Tout simplement parce qu’il s’est complètement englué dans une structuration hypercomplexe où le simple citoyen, du monde ou pas du monde, ne se retrouve pas. Ce qu’il faut, c’est distinguer l’essentiel, la problématique de la citoyenneté mondiale, et non pas les rivalités entre différentes structures agonisantes. (...) Tant que vous ne vous sortirez pas de cette emberlificotation où vous vous êtes plongés, vous ne serez pas visibles et pas à même de traiter les vrais problèmes.

Daniel :

Concernant la visibilité, celle-ci a toujours été éphémère. L'action de Garry Davis en 1948 avait d'un seul coup mis en grande lumière les thèses soutenues et défendues par Robert Sarrazac et sa poignée de camarades. Malgré son grade de colonel, Robert Sarrazac n'a pas su structurer la citoyenneté mondiale pour la rendre durable. Les débats entre les Citoyens du Monde, au cours du premier semestre de 1949 étaient particulièrement houleux à tel point que Robert Sarrazac a du se retirer et c'est à partir de ce moment là qu'un noyau de militants a pu structurer le Registre "international" des Citoyens du Monde, en juillet 1949, et les différents bureaux d'enregistrement ouverts de manière anarchique dans plusieurs pays ; il était déjà trop tard. Un an après le Registre des Citoyens du Monde n'était plus que l'ombre de lui-même. Voilà pour la première éclipse.

Par la suite, la visibilité des Citoyens du Monde n'a été possible qu'à l'occasion d'événements organisés par Guy et Renée Marchand entre 1963 et 1993 : quelques grands rassemblements à la Mutualité jusqu'en 1980, des journées d'études dans différentes villes de province (Caen en 1976, Vichy en 1981), et de manière plus intimiste, les 39 sessions de l'Institut d'Études Mondialistes ou les publications de l'AMIP. En dehors de cela, heureusement que les Fédéralistes Mondiaux étaient là ! Ce sont eux qui ont provoqué la réorganisation du Registre en 1952, ce sont eux qui ont provoqué le congrès de Bruxelles en 1963.

En 1997-98, lorsque Renée Marchand m'a demandé de prendre la direction du Registre des Citoyens du Monde, je n'ai trouvé qu'un fichier de 1900 citoyens du monde (hors de France), et 13 adresses de responsables de l'enregistrement hors de France. Tout le reste, et notamment les fichiers manuels, était inexploitable.

La visibilité des Citoyens du Monde devait être portée, en France, par le Centre Français d'enregistrement des Citoyens du Monde. En 1999, Renée Marchand m'avait écrit qu'elle en avait marre. Elle est décédée en 2002. Ses successeurs n'ont ensuite agi que de reculade en reculade, véritable sabordage de ce qu'avaient mis en place les "fondateurs", hormis une tentative d'action en faveur d'une autorité mondiale des océans : la Route du Rhum en 2010 et 2018. Action insuffisamment structurée, sans réelle visibilité et sans lendemain.

Le dialogue élargi à des personnes "non encartées", je l'ai constamment observé. Tu cites Corinne Lepage. Elle avait déjà participé à un colloque sur l'environnement en 1995. Le CILAME, actuellement en sommeil, est une création commune des Fédéralistes Mondiaux et des Citoyens du Monde.

Dans le compte-rendu dont le lien est ci-dessus, on peut trouver un grand nombre de personnes dont on ne trouve pas les noms dans le Registre des Citoyens du Monde. Il en est de même pour une bonne centaine de professeurs qui ont dispensé leurs enseignements à l'intérieur de l'Institut d'Études Mondialistes, ou des Séminaires d'études mondialistes que Roger Winterhalter et moi avons animés dans de nombreux pays. Et donc, ce qu'ont fait Nathalie et l'association Pangée, à l'occasion de l'événement CDM70 s'intègre dans la même démarche d'ouverture.

Certes, on peut déplorer les relations délétères causées par des personnes qui n'arrivent plus à avancer dans cet esprit d'ouverture (le cas de Bernard Muet). C'est là un aspect négatif que l'on retrouve dans tous les groupes humains. Il est nécessaire de répondre, sans pour autant remettre en cause l'objectif qui nous rassemble.

La visibilité, pour être durable, est aussi une question de communication. En 2012, nous avions adopté un projet de communication. Voir /admin/rcm2012gt4-fr.htm et le document /admin/communication-rcm.pdf et la réunion tenue en Alsace : /ascop/pr32-fr.htm. Ce projet n'a pas "réussi", mais il a permis un certain nombre de progrès. 4 ans après, je propose, dans l'ordre du jour de la prochaine réunion, de remettre à plat notre communication. /admin/ascdm19220-fr.htm#an01 La réunion du 18 mai à Mulhouse s'inscrira dans cette réflexion.

Quant à l'hypercomplexité dans laquelle les Citoyens du Monde seraient englués, celle-ci n'est que très relative. La page 4 du document "Nous sommes tous Citoyens du Monde" la résume de manière suffisante. /organigramme/orga-fr.html

Daniel
11/02/2019


Interpellation de Bernard Muet

Que du beau monde au Trocadéro...! un peu trop beau pour moi d'ailleurs! ont-ils tous leur carte mondiale d'identité ? Ont-ils été élus transnationalement à notre "CONGRES des PEUPLES"...? et pas moyen d'ouvrir les videos...! TRAHISON..!

Daniel :

Ton message contient quelques questions auxquelles je vais répondre avec autant de justesse que possible.

L'événement qui a marqué les 70 ans de la citoyenneté mondiale vient d'une initiative de Jean-Claude Bidaux, Citoyen du Monde à Romans sur Isère. Il avait interpellé l'Assemblée des Citoyens du Monde (Assemblée consultative auprès du Congrès des Peuples - ASCOP) lors de la réunion du 27 février 2016. Cette réunion était présidée par Marie Carlens, Citoyenne du Monde à Verviers (Belgique), et animée par Roger Winterhalter, Citoyen du Monde à Mulhouse. C'est Nathalie Kesler, Citoyenne du Monde vivant alors à Rennes, qui a relevé le défi. Elle a donc été mandatée par l'ASCOP. Nathalie Kesler a créé une association spécifique pour cela "Pangée", du nom du supercontinent de l'ère du carbonifère d'où seraient issus les continents actuels. Comme un clin d'oeil fait à notre unité originelle et de destin.

D'emblée, l'événement CDM-70 allait être ce que Nathalie et son équipe allaient réussir en lien avec quelques personnes-ressources parmi lesquelles :

  • Michel Auvray, Citoyen du Monde à Cahors, historien, chercheur au CNRS, qui travaille depuis 4 ans à compulser les archives des mairies des communes mondialisées, des archives départementales des départements concernés,
  • Michel Lablanquie, Citoyen du Monde à Saint-Céré, éditeur du site d'archives "lotoisdumonde" auquel tu as pu accéder
  • moi-même, engagé à promouvoir la citoyenneté mondiale depuis 1976.

Nathalie a réussi à rassembler près de 600 personnes de 43 organisations et d'environ 70 nationalités au cours de ces trois journées marquées par les interventions de quelque 80 orateurs qui se sont exprimés selon la philosophie de l'événement : la citoyenneté mondiale. Il s'agissait d'un colloque avec parole donnée à des citoyens du monde encartés, et d'autres qui ne l'étaient pas mais qui en étaient proches.

Parmi les intervenants possédant la carte de Citoyen du Monde : Roger Winterhalter, Olivier d'Argenlieu, Olivier Giscard d'Estaing, Jean-Francis Billion, François Lo Jacomo, Michel Auvray, Laurent Doucet, Yves Angelloz, Arthur Kanegis, Mélanie Bennet, Troy Davis, Bruno Robineau, et moi-même etc ...

Parmi les intervenants ne possédant pas la carte (à ma connaissance) :

  • Corinne Lepage, que Renée Marchand et Jerry Bourgeois avaient déjà invitée lors d'un colloque en 1995 à l'Assemblée Nationale
  • Bertrand Badie, fédéraliste mondial, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences-Po)
  • Philippe Dupont, directeur du Centre Abbé Pierre - Emmaüs,
  • Alessandro Bressolin, fédéraliste mondial,
  • François Leray, fédéraliste mondial, pour la campagne APNU (pour une Assemblée Parlementaire au sein des Nations Unies)
  • etc..

Dans sa conclusion à l'UNESCO, Olivier Giscard d'Estaing a qualifié ces deux journées de colloque comme des journées de formation à la citoyenneté mondiale. J'ajoute ici qu'il y avait une similitude avec les sessions de l'Institut d'Études Mondialistes où tous les intervenants ne sont pas nécessairement titulaires de la carte.

Voilà pour la 1ère question.

La deuxième question concerne le Congrès des Peuples.

5 Délégués élus au Congrès des Peuples ont participé à l'événement : René Wadlow, Peter Davidse, Roger Winterhalter, Vincent Peingnez, Yves Angelloz. Aucun n'a fait état de son appartenance au Congrès des Peuples. Ils se sont tous revendiqués comme étant de simples "citoyens du monde".

Cet événement a été institué par l'Assemblée des Citoyens du Monde - ASCOP. http://www.recim.org/ascop/ascop-fr.htm

Par la suite, l'association Pangée va rendre disponibles un film et les actes du colloque. C'est à partir de ces matériaux nouveaux que les futurs élus au Congrès des Peuples pourront statuer en matière de droit mondial émergent. http://www.recim.org/kdp/cdpeuples.htm

Un troisième point concerne le respect de l'histoire et de l'orientation donnée à la citoyenneté mondiale dès 1946 et au Congrès des Peuples à partir de 1963. De mon point de vue, c'est irréprochable.

Nathalie a mis en exergue la phrase attribuée à Albert Camus et proclamée par Robert Sarrazac le 19 novembre 1948 : une Assemblée des Peuples surgira des masses mondiales

  • cette déclaration dite "d'Oran"a été théâtralisée à deux reprises : sur le Trocadero et à l'Assemblée Nationale. Elle est également présente dans le film d'Arthur Kanegis présenté au cinéma Le Parnassien le soir du 19 novembre . Elle sera aussi présente dans le film en préparation et dans les actes du colloque.
  • ont été également lus sur le Trocadero : le pacte des Citoyens du Monde (1949), l'appel des 13 (1966), l'appel du trentenaire (1996).

Plusieurs interventions, dont les deux miennes ont abondé dans ce sens, et également dans le sens d'une institution mondiale de solidarité, qui constitue le 8ème objectif de Solidarité Mondiale contre la Faim que nous avons créée tous les deux, avec Renée.

Ceci dit, Bernard, tu m'as interpellé, mais je n'étais pas organisateur de l'événement, mais seulement disponible pour rappeler à l'association organisatrice les fondamentaux de la citoyenneté mondiale.

Daniel Durand
24/01/2019

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